Bonjour chers lecteurs (trices),
Je vous laisse prendre connaissance d'un message qui me parvient malheureusement de source sûre :
Echos de la Journée Régionale Autisme et Petite Enfance, CRA de Toulouse, 7 juin
2011
Transmis par une personne qui souhaite rester anonyme.
La notion de handicap a été contestée pour l’autisme.
Les psychiatres préfèrent le terme de maladie qui est moins « enfermant ». Ils observent des évolutions tellement
favorables ! où après un temps de prise en charge, les enfants n’ont plus de symptômes autistiques.
Un médecin psychiatre quand on lui parle du mouvement des parents pour que l’autisme ne soit plus assimilé à la
maladie mentale : Nous ne devons pas céder au lobbying de certaines familles .
Conclusion d’un autre médecin : « que l’on parle de handicap ou de maladie, on reste dans la folie
! ».
Remise en cause de l’utilisation des outils standardisés pour le diagnostic de l’autisme (notamment
l’ADOS), qui enlève tout « sens clinique ».
Présentation d’un psychiatre sur la prise en charge :
- Travail qui vise à passer « du niveau aobjectal au niveau objectal ». « Le corps n’est pas intégré au moi
psychique », du coup importance de travailler le moi corporel, sur la contenance, la limite entre le dedans et le dehors.
- Outils utilisés pour le travail du moi corporel : relaxation, massage, le holding contenant et
l’hydrothérapie (technique du packing*, barbarie à l'état pur ), notamment pour les angoisses de morcellement.
- Dans la salle d’attente, ils observent « une régression orale des parents qui boivent du café et mangent
des gâteaux ».(Au secours, j'ai envie de hurler !!!!!)
- Importance d’intégrer les parents dans la prise en charge (mon oeil, mon fils a été "prise en
charge" pendant un an en hôpital de jour, je n'ai jamais eu aucune info, aucune diagnostic ... que de la culpabilisation, en gros, s'était de notre faute !!!! Nous sommes partis du CATTP pour le
libéral sous la menace du psychiatre, je cite "vous allais gâché la vie de votre enfant, ils sont drôles ces psy !!!)
C’est à cause de ce manque qu’ils se tournaient vers les prises en charges éducatives.(trop
drôle, je pense plutôt que c'est parce que les méthodes éducatives fonctionnent et que nos enfants progressent, et oui !)
Aujourd’hui, ils restent tous.
Donc, ils ont crée une nouvelle structure, qui travaille avec le personnel de l’Hôpital de jour, selon les mêmes
méthodes « mais ça on ne le dit pas aux parents ».
- Conclusion de la présentation par une citation de Maud Mannoni « Quelque soit le cadre que l’on se donne, le
psychotique nous impose le sien ».
Présentation d’un autre psychiatre :
- Elle se retrouve complètement dans les propos de l’intervenant précédent. Ils font la même chose.
- Présentation d’un cas : un enfant qui ne regardait pas et ne donnait pas d’objets aux autres. Grace à
l’accompagnement des infirmières (le même que proposé précédemment), « un jour il a tendu un objet à un autre enfant, qui ne l’a pas saisi.
Il a pu alors le déposer dans le four de la gazinière, comme un contenant accueillant et chaleureux »…
On est ainsi resté dans l’anecdotique… Mes réflexions personnelles On ne prend pas en compte les recommandations
HAS :
- Sur la reconnaissance du handicap
- Sur les procédures diagnostiques
- Sur les prises en charge, toutes d’orientation psychanalytique.
Les membres présents du CRA n’ont pas réagi à ces différents propos. Tout juste un médecin a-t-il tenu à défendre
l’ADOS qui est pour lui un bon outil.
Je suis triste et angoissée, notre combat de parent d'enfant handicapé est d'ore et déjà difficile, allons-nous
laisser l'avenir de nos enfants entre les mains de ses personnes là, j'opterais plus pour la créations d'un collection d'associations pour la défense des droits des enfants autistes. Un projet
qui nous amènerait à porter plainte auprès du parlement européén contre les pratiques barbares perpétuées depuis le 19esiècle dans les institutions psychiatriques françaises. La France est-il un
pays développée, la question este en suspend.
Bonne journée à tous,
Magali, maman militante.
* Un packing consiste à envelopper un enfant ou un adulte nu ou en sous-vêtements dans des
serviettes mouillées dans l’eau froide. Chaque membre du patient est entouré d’une serviette, les deux jambes sont ensuite entourées ensemble dans une serviette plus grande qui remonte des pieds
jusqu’au nombril afin de garder les deux jambes bien serrées ensemble. Les deux bras sont maintenus contre le tronc par une autre grande serviette. Un drap assure la cohésion de l’ensemble. Un
plastique ou un caoutchouc enveloppe ensuite le corps du patient jusqu’au cou, puis une ou deux couvertures chaudes sont enfin enroulées autour du patient. Il faut faire attention de bien
disposer tous les différents tissus de telle sorte que des plis ne procurent pas de sensations désagréables au patient. L’enveloppement doit se faire rapidement, éventuellement à quatre
soignants. Habituellement, deux soignants restent auprès du patient, disposés de chaque côté de son visage, de façon à être facilement accessibles par son regard. La durée du packing est de 30 à
60 minutes environ. Cette technique aucunement reconnue par l'organisation mondiale de la santé et pourtant très utiliser dans les hôpitaux de jour en France et réguulièreemnt plébicité comme
dans le site http://www.cemea.asso.fr/spip.php?article2942 où j'ai trouvé cette définition.